NIVEAU D'EMPLOIS AU QUÉBEC
Tous droits réservés
Deux mesures importantes poursuivies par le gouvernement
québécois sont, premièrement, la réduction
du déficit afin de maintenir une cote de crédit encourageante
pour les investisseurs afin de favoriser la création d'emplois et
deuxièmement, la création d'emplois comme telle.
Alors, le Québec représentera une province
canadienne semblable aux autres ainsi que d'autres pays au plan économique;
charges fiscales, taux d'endettement, ... Normalement, les investissements
devraient contribuer à maintenir les emplois existants et à
en créer d'autres. Toutefois, la mondialisation des marchés
et particulièrement le libre échange Canada-Etats Unis-Mexique
peuvent réservés des surprises.
D'autre part, la réduction du déficit suppose
également la réduction des dépenses de l'État,
mesures susceptibles de rÉduire le nombre d'emplois surtout temporaires
et la mise à la retraite de plusieurs fonctionnaires. Les mises
à pied résultantes occasionneront quelques dépenses
additionnelles, ces personnes deviendront en partie des bénéficiaires
de l'assurance-chômage, de l'aide social, du régime des rentes,
...
Ces dépenses ont sûrement été
prises en considération par le Conseil du Trésor de même
que l'impact desdites décisions sur le pouvoir d'achat (achat-produits-emplois)
et nos gouvernants escomptent à long terme
une création nette d'emplois.
Le gouvernement compte aussi accroître ses revenus
en ajoutant à la charge fiscale indirecte (frais associés
aux services offerts par l'État, taxes sur l'essence, ...) des particuliers
et des entreprises incluant les PME. Ces mesures auront des effets négatifs
au moins à court terme sur l'économie, sur l'emploi . Certains
bénéficiaires de services de l'État verront ceux-ci
réduits, ce qui affectera le pouvoir d'achat de ces agents économiques
de la société. Ils pourront changer de catégories,
par exemple, de chômeurs à bénéficiaires de
l'aide social.
Certaines entreprises pourraient voir leurs profits réduits
tandis que d'autres réduiront leurs activités à des
degrés divers affectant dans certains cas le niveau de l'emploi.
Des argents seront dépensés afin d'encourager la création
d'emplois pour les jeunes.
L'ensemble de mesures gouvernementales visent quand même
à créer des emplois à long terme.
En évitant de trop parler de la souveraineté
du Québec mais plutôt du partenariat potentiel entre le Canada
et le Québec, le gouvernement péquiste espère favoriser
les investissements privés et fédéraux conduisant
à la création d'emplois particulièrement dans la région
montréalaise. D'ailleurs, un ministre québécois, Me
Ménard, s'affaire à plein temps au dossier montréalais.
Les dirigeants de plusieurs importantes entreprises souhaitaient et avaient
sollicitées ces décisions.
Toutefois, le gouvernement péquiste est en principe
indépendantiste, souverainiste et devra éventuellement restructurer,
intégrer et consolider l'économie québécoise
suite à la promotion de l'indépendance associée ou
non de partenariat avec le Canada et pourquoi pas avec d'autres pays, préalablement,
au prochain référendum promis.
Les milieux anglophones semblent généralement
satisfaits de la loi 86 et ils ne veulent pas ouvrir ce dossier suite à
leur victoire lors du dernier référendum. Certains politiciens
auraient aimer adoucir cette loi face à l'anglais mais plusieurs
militants péquistes semblent s'y objecter. Dans certains milieux,
la loi 86 contribue à la perte d'emplois en irritant quelques investisseurs
désireux d'appartenir à un environnement nord-américain
anglophone.
Il ne faudrait pas renier notre identité alors
que d'autres nations et pays et non les moindres renforcissent et protègent
leur langue pourtant déjà prédominante au niveau mondial.
On peut se demander si dans un Québec indépendant
gérant l'ensemble de ses ressources étatiques, entre autres,
ne polariserait pas mieux les forces économiques particulièrement
francophones et latines tout en profitant de l'environnement anglophone
nord-américain afin de créer des emplois.
Peut-on conclure que de créer des emplois alors
que les pays développés rationalisent leurs activités
économiques afin de bâtir un avenir meilleur pour la génération
montante, est possible, quoique souhaitable?. Cette rationalisation quasi
mondiale semble créer des profits impressionnants dans certains
secteurs économiques, notamment les banques, et suppose un recyclage
des capitaux. On est en droit de se demander à qui profitera ces
démarches économiques. Aux pays, déjà, chefs
de file? Pourquoi pas?
Espérons que les efforts de plusieurs secteurs
de la population ne souffriront pas en vain! Admettons que plusieurs citoyens
ou couches de la société (revenus ou/et salaires stables)
sont presque entièrement à l'abri de ces mesures draconiennes,
ils en sortiront relativement plus riches. Le gouvernement péquiste
réussira-t-il son pari? Combien d'emplois nets seront créés?
En étant optimiste, le Québec devrait profiter d'un niveau
d'emplois américains raisonnable répondant aux besoins des
consommateurs ainsi que des taux d'intérêts assez bas, notre
économie étant assujettie à celle des Etats-Unis!
Odilon Talbot
Le 10 avril 1996

Lien important
Menu

Nous vous invitons à nous communiquer vos commentaires et suggestions
à l'adresse électronique suivante tabi@mlink.net

Cette page a été créée à
l'aide de Netscape Navigator Gold par JOT Enr.
Nombre de visiteurs depuis le 24 décembre 1996: